Quand l’intuition d’une mère refuse de se taire.
Il y a des histoires qui restent longtemps en tête après les avoir entendues.
Le témoignage de Stéphanie fait partie de celles-là.
Dans ces deux épisodes de La petite voix, j’accueille une maman qui raconte comment son intuition maternelle l’a alertée, insisté, puis finalement sauvée, elle et sa fille, d’une situation profondément injuste et violente.
Son récit parle de maternité, de solitude, de culpabilité, mais surtout de cette petite voix intérieure que l’on apprend trop souvent à faire taire quand on devient mère.
Dans le premier épisode, long et immersif, Stéphanie revient sur ce moment où son corps, son cœur et son instinct se sont mis à parler plus fort que tout le reste.
Dans le second, plus court et plus pratique, nous prenons le temps de décortiquer ce qu’est cette intuition maternelle, pourquoi elle est si difficile à écouter et comment, concrètement, on peut apprendre à lui redonner une place.
Écouter sa petite voix quand on devient mère
Devenir mère, c’est entrer dans un territoire nouveau, sans mode d’emploi.
Très vite, on se retrouve entourée de conseils, d’avis médicaux, de normes éducatives et de regards extérieurs, souvent bien intentionnés, mais parfois écrasants.
Dans l’histoire de Stéphanie, cette tension est omniprésente.
D’un côté, il y a les professionnels, les institutions, les proches.
De l’autre, il y a ce ressenti diffus, corporel, presque impossible à expliquer, mais qui ne la quitte pas.
Cette petite voix de maman, elle ne se manifeste pas toujours comme une certitude claire.
Parfois, c’est un inconfort.
Parfois, une sensation dans le ventre.
Parfois, une impression persistante que quelque chose ne tourne pas rond.
Et pourtant, quand on est mère, on apprend très tôt à douter de ce ressenti.
Stéphanie, maman solo, face à une intuition qui grandit
Quand Stéphanie devient maman, elle est seule. Elle choisit de poursuivre sa grossesse sans le père de son enfant et construit, dès le départ, une relation très forte avec sa fille, Soraya.
Cette maternité réveille chez elle une intuition très fine, presque animale.
Elle parle d’une “maman louve”, d’un instinct protecteur qui s’aiguise pendant la grossesse et ne la quittera plus.
Lorsque Soraya entre en crèche, tout semble d’abord se passer correctement.
Puis, peu à peu, des détails s’accumulent.
- Des changements de comportement chez son bébé.
- Une ambiance qui ne lui paraît pas fluide.
- Un malaise diffus qui ne disparaît pas, malgré les explications rationnelles.
Stéphanie doute.
Elle se demande si elle exagère.
Elle se demande si c’est sa peur, sa fatigue ou sa culpabilité de mère solo qui parle.
Mais son corps, lui, continue d’envoyer des signaux.
Quand le corps sait avant la tête
Dans cet épisode, ce qui frappe, c’est la place centrale du corps.
Stéphanie décrit des sensations très concrètes.
Des nœuds à l’estomac. Une boule dans le ventre.
Une tension permanente qui ne la quitte plus.
Son intuition ne crie pas immédiatement.
Elle murmure d’abord.
Puis elle insiste.
Et quand elle n’est pas écoutée, elle devient presque envahissante.
Ce que Stéphanie raconte, beaucoup de mères le reconnaissent.
Ce moment où l’on sent que quelque chose ne va pas, sans pouvoir le prouver.
Ce moment où l’on cherche des validations extérieures, sans les trouver.
Autour d’elle, on minimise.
On relativise.
On lui renvoie l’image d’une maman trop inquiète, trop protectrice, trop sensible.
Et pourtant, cette intuition ne la lâche pas.
Le moment où tout bascule
Un matin, Stéphanie décide de s’écouter pleinement.
Sans préméditation.
Sans stratégie.
Elle se cache dans la crèche, observe, et voit ce qu’elle redoutait sans pouvoir le nommer.
Une violence inadmissible envers son bébé.
Un geste qui confirme, brutalement, que son intuition était juste depuis le début.
Ce moment est un choc.
Mais c’est aussi une validation intérieure extrêmement forte.
Stéphanie agit immédiatement.
Elle retire sa fille de la crèche.
Elle alerte.
Elle refuse de se taire.
Ce choix a un coût.
Émotionnel, professionnel, financier.
Mais il marque un point de non-retour.
Se faire confiance quand personne ne nous croit
Ce que Stéphanie raconte ensuite est tout aussi marquant.
Même après avoir eu raison, elle ne se sent pas reconnue.
Ni par les institutions.
Ni par ses proches.
Cette absence de reconnaissance la fragilise profondément.
Elle parle d’un effondrement, d’un burn-out qui survient après coup.
Son histoire montre une réalité souvent tue.
Écouter sa petite voix ne mène pas toujours à un soulagement immédiat.
Parfois, cela demande de traverser des zones de solitude, de colère et d’injustice.
Mais cette traversée transforme durablement le rapport à soi.
Ce que cette épreuve a changé pour Stéphanie et sa fille
Avec le recul, Stéphanie parle de cet événement comme d’un tournant.
Un moment fondateur. Pour elle, d’abord.
Cette expérience lui a appris à se faire confiance, même sans validation extérieure.
À reconnaître la légitimité de ses ressentis.
À s’autoriser à agir, même quand cela dérange.
Pour sa fille, ensuite.
Soraya a grandi dans un environnement où l’écoute de soi est centrale.
Où les ressentis sont respectés.
Où l’intuition n’est pas moquée, mais encouragée.
Stéphanie le dit très clairement.
Le plus beau cadeau qu’elle puisse transmettre à sa fille, c’est cette capacité à s’écouter.
Pourquoi écouter sa petite voix est si difficile quand on est maman
Dans le second épisode, plus court, nous avons voulu comprendre pourquoi cette intuition maternelle est si souvent étouffée.
Avec Stéphanie, nous parlons de culpabilité.
De fatigue.
De surcharge mentale.
Du manque de temps.
Quand on est maman, on vit dans l’urgence.
On apprend à prioriser les besoins des autres avant les siens.
Et prendre quelques minutes pour s’écouter devient presque un luxe.
Pourtant, Stéphanie le rappelle.
Écouter son intuition ne demande pas forcément du silence ou de longues pratiques spirituelles.
Cela peut se faire dans le bruit, dans le quotidien, dans un simple retour au corps.
Comment reconnaître une intuition juste
Dans cet épisode plus pratico-pratique, nous explorons plusieurs pistes concrètes.
D’abord, apprendre à distinguer l’intuition de la peur.
L’intuition est souvent calme, même quand elle est ferme.
La peur, elle, est agitée, envahissante et répétitive.
Ensuite, oser exprimer ce que l’on ressent.
Mettre des mots sur une intuition lui permet de se clarifier.
De se déployer.
De devenir plus lisible.
Enfin, accepter le discernement.
Tout ressenti mérite d’être écouté, mais aussi questionné.
Pourquoi je ressens cela ?
Qu’est-ce que mon corps me dit ?
Est-ce une blessure ancienne ou une information actuelle ?
Les principaux enseignements de ces deux épisodes
Ces deux épisodes de La petite voix rappellent une chose essentielle.
L’intuition maternelle est légitime.
Elle n’est ni irrationnelle, ni dangereuse.
Elle est un outil précieux, souvent hérité, souvent oublié, parfois étouffé.
L’histoire de Stéphanie montre que s’écouter peut demander du courage.
Mais que ne pas s’écouter peut coûter bien plus cher encore.
Quelques pistes pour renouer avec sa petite voix de maman
À partir de ces échanges, quelques pistes simples émergent.
- Prendre le temps de ressentir son corps, même quelques minutes.
- Exprimer ses doutes à voix haute, sans chercher à convaincre.
- S’autoriser à se tromper, sans renoncer à s’écouter.
- Faire confiance à ce qui insiste, doucement mais durablement.
Écouter La petite voix avec Stéphanie
Ces deux épisodes sont à écouter si vous êtes mère.
Mais aussi si vous avez déjà douté de vos ressentis.
Si vous vous êtes déjà sentie illégitime.
Ou si vous cherchez à transmettre à vos enfants une autre manière d’habiter le monde.
Je vous invite à écouter ces deux conversations avec Stéphanie dans La petite voix.
Elles parlent d’amour, de courage et de cette boussole intérieure que l’on a toutes en nous.
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